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«La montée grandissante de l’insécurité en Guinée met en doute l’efficacité du Ministère de la Sécurité : des citoyens assassinés, aucune enquête sérieuse, ni de justice fiable…» Featured

«La montée grandissante de l’insécurité en Guinée met en doute l’efficacité du Ministère de la Sécurité : des citoyens assassinés, aucune enquête sérieuse, ni de justice fiable…»

«La montée grandissante de l’insécurité en Guinée met en doute l’efficacité du Ministère de la Sécurité : des citoyens assassinés, aucune enquête sérieuse, ni de justice fiable…»

 

                                                                                   Par Fodé Sita Camara

Conakry, 24 fév (AGP)- L’insécurité devient de plus en plus la plaie puante en Guinée. Le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile (MSPC) que dirige Dr Mahmoud Cissé, semble montrer ces derniers temps, ses limites et ses faiblesses par rapport à ce phénomène. En témoignent les cas d’assassinats, de braquages à main armée, de vols de voitures, de viols sans suite, dans la capitale et à l’intérieur du pays.

 

Le constat général sur les enquêtes annoncées et classées amène à des interrogations : A quoi ont abouti ces assassinats tristement célèbres ? Au nombre des victimes, le cas de Madame Aissatou Boiro de la direction nationale du trésor public, de Paul Temple Cole, employé de l’agence ETI, le crime de Womey, de Zogota, de Siguiri, de Boké, de Fria. Une  liste noire allongée par le cas de Thierno Aliou Diaouné, l’ancien ministre des Sports et de la Jeunesse du gouvernement de transition, froidement assassiné le vendredi 06 février dernier. Ajouter à ces drames, la série d’assassinats anonymes de nombreux citoyens lambda ? Des crimes odieux et crapuleux qui ne sont jamais élucidés, pour une justice rigoureuse.

A rappeler que pour remédier à toute cette barbarie qui pourrait faire fuir les investisseurs, l’Etat guinéen avait décidé de mettre en place, une «Police de Proximité» dans les différents quartiers. Un projet qui ressemble aujourd’hui, à un coup d’épée dans l’eau, voire même de la pure utopie, puisqu’il tarde à se concrétiser.

Vu son importance, l’idée de la mise en place d’une Police de Proximité a été vivement saluée par l’opinion nationale et internationale. C’est dans cet esprit que l’Union Européenne (UE), elle seule, a débloqué un montant de Cinq (5) millions d’Euros soit, 45 milliards de Francs Guinéens pour appuyer le renforcement de la capacité de la police nationale.

Qu’est ce qui empêche alors l’Etat à s’investir dans la police et la gendarmerie pour allouer à ces deux secteurs, un budget suffisant leur permettant de travailler efficacement ?

Il reste à savoir si les Cent Cinq Milliards (105.000.000.000) de francs guinéens, comme ligne budgétaire 2015, demandée par le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile lors de son passage le 04 décembre dernier devant l’Assemblée Nationale, sont adoptés.

Apparemment, aucun budget de fonctionnement digne de nom n’est alloué à la Direction Nationale de la Police et à la gendarmerie nationale. « En cas d’urgence, les responsables de ces corps sont obligés de faire les ‘’yeux doux ‘’ à leurs hiérarchies pour la satisfaction des besoins », nous confient certaines sources.

Poursuivant nos enquêtes, nous avons compris en outre que la Compagnie Spéciale d’Intervention de Police (CSIP), une unité très connue dans l’arrestation des bandits de grands chemins, est aujourd’hui laissée pour compte. Aucun appui financier à plus forte raison un bâtiment approprié. Toutes choses qui rendent difficiles le contrôle et le fonctionnement corrects des activités.

A cela s’ajoute le manque criard de carburant et des véhicules d’intervention actuellement mal entretenus.

 L’infirmerie centrale de la Police est aussi à l’abandon. Presqu’aucun produit médical. En cas de blessure grave parfois, ce sont les parents mêmes qui s’occupent des frais médicaux.

La Police guinéenne est mal en point et souffre de telle sorte qu’elle peine à jouer pleinement son rôle. Autre constat, est la non-opérationnalisation des numéros verts mis au service des populations pour cas d’urgence.

Malheureusement, ces numéros sonnent très rarement et même sonnés, on vous dit au bout du fil qu’il n y a pas de carburant pour intervenir.

Faut-il signaler que l’insécurité soit également favorisée par le manque d’électricité dans les quartiers, le refus des populations de coopérer avec les services de sécurité, en signalant les bandits des quartiers, la non-immatriculation de nombreux véhicules et le trafic d’armes légères de petits calibres ainsi que la drogue ? En effet, chacun à un rôle à jouer pour lutter contre le banditisme dans le pays.
L’impunité serait aussi à la base de l’insécurité en Guinée….

Lorsque les malfrats sont arrêtés, c’est le temps « que les esprits se calment ». Ils sont discrètement relâchés par la suite avec la complicité de quelques magistrats véreux. Le terme le plus courant en justice pour libérer les malfrats en prison, est « Liberté provisoire pour insuffisance de preuves ».
Les ressources minières de la Guinée ont toujours fait des envieux parmi de nombreux pays du monde. Après la transition, le Pr. Alpha Condé démocratiquement élu par le peuple, avait pourtant  entrepris des initiatives de redorer le blason, offrir aux guinéens une justice saine en organisant des journées de réflexion à travers des Etats Généraux de la justice ; mettre en place le Conseil Supérieur de la Magistrature pour donner à la justice son entière indépendance. Chose qui n’a jamais vu le jour en Guinée. Même si la constitution du pays l’a prévu, les efforts restent encore vains.

Les cours d’assises qui doivent être organisées trois fois dans l’année, ne se font presque plus. Les textes de loi controversés et les décisions judiciaires sur une piste de ‘’deux poids deux mesures’’.
Aujourd’hui, avec la grave crise sécuritaire que connaît la Guinée, la cruelle vérité est que les justiciers guinéens se sont complètement démarqués de leur mission, celle de punir les coupables de crimes.

Les crimes se nourrissent de l’impunité, dit-on. La justice a perdu son rôle d’organe impartial, garant de l’intérêt général et de protecteur des citoyens.

A la limite du désespoir, les populations baignent dans une culture ambiante de  violence. La société guinéenne est bloquée. La violence est devenue le moyen courant d’expression. La série de violences tantôt ciblée, tantôt aveugle, n’épargne personne aujourd’hui. Simples citoyens, serviteurs de l’Etat en mission, travailleurs sociaux, hommes et femmes de médias, religieux, militants politiques ou syndicaux, etc.
La Guinée a d’ailleurs la triste particularité d’avoir vécu, depuis l’indépendance en 1958, sous le signe de la violence. Tous les crimes politiques ou quelconques, n’ont jamais fait l’objet d’investigations sérieuses, martèle-t-on.
AGP/24/02/015            FSC/AKD/KS/ST     

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